Écologique et durable, la ouate de cellulose est fabriquée à base de papiers recyclés et de matériaux boriques d’origine naturelle. Elle est sans amiante, sans fibres minérales, difficilement inflammable : classée M1, anti-termites et anti-rongeurs...

La ouate de cellulose apporte une étanchéité à l’air supérieure aux isolants classiques. Elle permet d’économiser l’énergie, améliore le déphasage, c’est à dire le temps nécessaire à un échange de température entre l’intérieur et l’extérieur de la construction.

Elle possède des caractéristiques physiques permettant l’évaluation précise de sa “densité établie” (CSTB) lui conférant une performance thermique constante, véritable, pour toute la vie du bâtiment.

Grâce à sa légertée et à sa souplesse, la Ouate peut se disperser dans les moindres recoins où il y a des risques de ponts thermiques et acoustiques. Elle freine et dissipe les ondes sonores. La Ouate de cellulose empêche ainsi les bruits de voisinage : bruits d’impacts et aériens.

La ouate de cellulose est un isolant qui s'adapte efficacement a tous les besoins d'isolation: sous-pentes, planchers, plafonds, parois, mur. Elle est mise en place par des applicateurs qualifies de notre réseau selon plusieurs techniques: 

Épandage avec machine a souffler

Pour un travail parfait, le soufflage doit être effectue mécaniquement d'une manière homogène et continue en respectant les règles du DTU.

Projection en cloison

La ouate de cellulose est projetée sous pression, ce qui permet d'avoir une bonne finition visuelle et une excellente isolation thermo-acoustique.

Soufflage dans les murs

Qu'elle que soit les configurations des murs le système que nous utilisons permet une isolation thermo-acoustique, performante et une isolation optimale.



               

               

Avantages de la Ouate de Cellulose

La ouate de cellulose présente une forte résistance au feu, aux insectes et aux moisissures grâce à l'ajout de sel de bore, un adjuvant naturel.

Capable de créer un grand déphasage (le temps que la chaleur met pour pénétrer les parois) et permet donc de limiter les surchauffes dans l'habitat l'été. La chaleur met environ trois heures pour traverser une laine minérale alors qu'elle met jusqu'à quinze heures avec la ouate de cellulose. C'est pourquoi cette fibre est considérée comme l'isolant résistant le mieux aux aléas climatiques. Avec un tel déphasage, la chaleur n'arrive à l'intérieur de l'habitation qu'en fin de journée au moment de la fraîche.

En matière de santé, les laines minérales sont connues pour leur action très irritante pour la peau et pour les voies respiratoires. Une protection adéquate est donc obligatoire lors de la pose. La ouate de cellulose n'exige pas de protection particulière, selon le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment). Toutefois, en raison des poussières importantes générées lors de la pose, il est plus que recommandé de se protéger avec un masque.

La ouate de cellulose est un isolant de la dernière génération à fort coefficient thermique et phonique.

Utilise majoritairement depuis plus de 35ans au Canada (hivers  -15 degrés) et plus de 15ans en Allemagne (hivers  -10 degrés)

                                    

          




Foire Aux Questions

La Ouate de Cellulose

 

  • Pourquoi bien isoler sa maison ?

Avec une maison bien isolée, il est possible de réduire de plus de 80 % les émissions de CO2 par rapport à une maison non isolée. En limitant les fumées de chauffage et leur contenu en CO2 et en SO2, l'isolation thermique réalisée en ouate de cellulose permet de réduire la consommation d'énergie de chauffage des bâtiments résidentiels et non résidentiels et les émissions de polluants qui en découlent.

L'isolation des bâtiments contribue également à la lutte contre les pluies acides et à la protection de la couche d'ozone. Les oxydes de soufre (SO2) polluent l'air de notre planète au travers des pluies acides, tandis que les oxydes d'azote provoquent les pics d'ozone dans les villes : ils représentent une réelle menace pour l'écosystème. Quant au dioxyde de carbone (CO2), il est le principal responsable de l'effet de serre qui risque de relever les températures de quelques degrés, avec pour conséquences la fonte des glaces aux pôles, impliquant la montée des eaux.

 

 

  • Pourquoi la ouate de cellulose est LA solution en isolation douce ?

Pas d'amiante, pas de fibres de verre, pas de fibres de roche, pas d'aldéhydes !

La ouate de cellulose ne pique pas et ne gratte pas. Elle ne contient pas de microfibres cassantes qui sont très irritantes pour la peau et les voies respiratoires.

Elle n'est pas émettrice de composés organiques volatiles (COV) même sous l'action de la chaleur.

Elle est sans amiante, sans fibres minérales, difficilement inflammable : classée M1, anti-termites et anti-rongeurs.

 

Une super isolation ; Une maison isolée avec de la cellulose, est en hiver, plus chaude de 4° après une période de 12h sans chauffage et possède en été une capacité thermique 8 fois supérieure, évitant ainsi les surchauffes estivales.

 

Elle respire, absorbe, protège des bruits et retarde les incendies. On l'utilise pour l'isolation des murs et des entre toits.

Lors de l'isolation de murs, la cellulose est injectée sous pression afin de remplir la cavité de matériau et de combler tous les vides. On pressurise la cellulose jusqu'à ce qu'elle atteigne une densité de 13kg/m3, pour obtenir la stabilité nécessaire. De cette façon, la cellulose recouvre 100% de l'espace disponible dans le mur en épousant parfaitement les éléments de la structure. Cet isolant continu, sans joint, assure une parfaite isolation et une grande étanchéité tout en présentant une excellente insonorisation.

De plus, grâce à sa structure floconneuse, la ouate de cellulose est plus étanche à l'air qu'un matériau isolant en fibres.

 

 
  • Quel est le bilan environnemental de la production de ouate de cellulose ?

La cellulose est fabriquée à partir du papier journaux invendus, qui lui même vient du bois. Issu de forêts gérées durablement c’est une matière première inépuisable. Ce papier est défibré puis floconné. Ce recyclage demande assez peu d'énergie : moins de 6 kWh/m3 (contre plus 850 pour la fabrication du polystyrène !!!). En général, on lui ajoute quelques adjuvants naturels comme le sel de bore, pour augmenter sa tenue au feu et ses qualités répulsives aux rongeurs.

 

  • Pourquoi faire confiance à un réseau de professionnels ?

Parce que tous les professionnels du réseau Adek Ouate signent une charte de qualité et s’engagent. Ce sont tous des professionnels sélectionnés puis formés aux techniques d’application du produit connaissant parfaitement ses caractéristiques afin de vous apporter le meilleur conseil et vous livrer le meilleur rapport qualité prix pour votre isolation écologique. Chaque entreprise du réseau fait l’objet d’un audit préliminaire et d’un suivi régulier pour garantir le même niveau de prestation sur tout le territoire. Il vous apporte toutes les garanties professionnelles et légales en vigueur.

  • La matière grise est elle une solution adéquate avec la RT 2005 ?

Oui, Bien sûr…

La ouate de cellulose par ces qualités de résistance thermique exceptionnelles et son excellent comportement pour le déphasage en confort d’été est aujourd’hui une des meilleures réponses en isolant thermique écologique et sain pour atteindre les performances requises de la RT 2005.

Rappel du contexte réglementaire :

 

Les grands principes de la RT 2005 :


La réglementation thermique 2005 s’inscrit dans la continuité de la RT 2000, mais marque un passage à la vitesse supérieure des ambitions et des exigences en matière de maîtrise énergétique.
Elle s’applique à tous les bâtiments chauffés au moins à 12 °C et impose de nouvelles obligations.

 

 

Celles-ci peuvent se traduire en quatre points clés :

 

1- Les consommations de référence des bâtiments sont abaissées de 15 % par rapport à la RT 2000. _Tous les bâtiments doivent respecter un seuil minimal de performance énergétique. La RT 2005 impose d’évaluer la consommation en énergie primaire d’un logement, c’est-à-dire celle consommée pour répondre aux besoins de chauffage, climatisation, production d’eau chaude sanitaire, ventilation et éclairage. Cette consommation en énergie primaire - notée Cep - doit désormais être inférieure à une consommation maximale déterminée en fonction de la zone climatique où est implanté le logement.

 

2- Isoler est fondamental pour réduire les besoins en énergie des habitations, quel que soit le type de construction retenu. La première énergie économisée, c’est celle qui n’est pas consommée. Une bonne isolation, c’est la certitude d’une réduction des déperditions thermiques des sols, des murs et des toitures d’au moins 10 %. Ce qui se traduit par une diminution garantie de 8 % de la consommation électrique et de 7 % de la consommation d’énergie fossile du logement. L’isolation des logements reste l’investissement le plus rentable lorsque l’on garde en tête que chauffage et climatisation représentent jusqu’à 60 % des besoins en énergie d’un bâtiment. La RT 2005 impose donc l’isolation des logements et prévoit que les déperditions de l’enveloppe (notée Ubât) devront rester sous le seuil déterminé en fonction de la zone géographique. Choisir de réduire les déperditions thermiques est primordial car c’est une solution durable tout au long de la vie du logement, un logement économe et respectueux de l’environnement.

 

3- Mieux prendre en compte les énergies renouvelables et la conception bioclimatique. Une maison bien isolée, bien exposée, tirant parti de la lumière et de la chaleur naturelle et utilisant des énergies alternatives en appoint : c’est possible aujourd’hui, quel que soit votre projet, et avec des matériaux et solutions standardisés.

 

4- La fourniture d’une étude thermique synthétique, le Diagnostic Performance Énergétique, devient obligatoire pour les logements. Il s’agit d’un document de synthèse remis par les professionnels aux maîtres d’œuvre des travaux au plus tard à la date d’achèvement. Il sera exigé pour toute transaction concernant le bien, comme les certificats Loi Carrez garantissant la surface des biens.

 

  • La ouate de cellulose se tasse t’elle ?

Non,

si elle insufflée avec une machine à la densité requise, à partir de 45kg/m3 pour notre ouate alors que la plupart des autres produits sont entre 50 et 65 kg/m3. c'est l'assurance d'aucun tassement dans le temps pour une quantité de matière inférieure à tous les autres produits.

En revanche, si le produit est simplement posé avec la technique de l'épandage manuel ou soufflé de niveau (par exemple en plancher ou en comble), le produit subira un tassement, c'est pourquoi les Avis Techniques tiennent compte d'un tassement de 20% pour déterminer l'épaisseur à appliquer selon la résistance thermique attendue.

 

Epaisseur de l’isolation (cm)

4

6

8

10

14

18

20

30

40

Resistance thermique (m2.K/W)

1,05

1,55

2,05

2,55

3,6

4,6

5,15

7,7

10,25

 

Nota : influence de l'épaisseur
A lambda égal, plus l'isolant est épais, plus sa capacité à s'opposer au flux de chaleur est grande. C'est la caractéristique de la résistance thermique appelée « R ». C'est le rapport entre l'épaisseur de l'isolant et son ?, exprimé en m2.K/W. Plus R est important, plus le produit s'oppose au passage de la chaleur.

 

  • La ouate de cellulose prend feu facilement ?

Pas du tout !

Nous pourrions le penser puisqu'il s'agit de papier mais l'apport du sel de bore lui confère son ininflammabilité. C'est au contraire un retardant au feu puissant, la ouate de cellulose ne contribue pas au développement du feu. Elle ne propage pas la flamme et ne s'enflamme pas. Elle a des qualités ignifuges correspondant au classement M1, (euroclasse B-s2,d0 validée par le MPA NRW Dortmund).

En cas de feu, le matériau ouate de cellulose ignifugé réagit de manière analogue au bois. Une grosse couche de charbon de bois se forme, lorsque la surface est enflammée. Le charbon de bois ayant une conductivité thermique plus faible, il protège la cellulose sous-jacente de l'échauffement. La forte capacité d'accumulation thermique de la cellulose favorise la protection incendie. Deux autres facteurs sont importants en cas d'incendie : la ouate de cellulose ne se liquéfie pas et l'émission de gaz toxiques et de fumées reste très faible.

 

 

  • Qu’est ce que le sel de bore ?

Le sel de bore est un élément chimique compose d’un sel et du borax, il offre une excellente protection sur les bois.

Description : Connu depuis l’antiquité le sel de bore est extrait de carrière d’Amérique du nord. il tue (par inhalation ou absorption) les bactéries contenues dans l’estomac des termites ou des larves xylophages, les empêchant de digérer ou de transformer la matière pour élimination.

Le sel de bore peut servir à traiter la matière contre les xylophages et les champignons lignivores, en plus de retarder le feu. Les insectes ne pondront plus sur un bois traité au sel de bore qui sert de répulsif. Lorsqu’il est en contact avec une chaleur intense, il dégage des molécules d’eau et carbonise instantanément la surface du bois ou de la cellule en contact avec la chaleur.

Il est fongicide

Il est efficace car répulsif d’insecte et de champignons

Il retarde la propagation du feu / Ignifuge



  • La ouate de cellulose résiste elle aux insectes et aux champignons ?

Oui,

Résistante notamment à l'humidité, la ouate de cellulose laisse passer la vapeur sans altérer ses performances acoustiques et thermiques. Elle possède une excellente stabilité dimensionnelle. Les sels de bore la rendent totalement imputrescible. Elle ne constitue pas un lieu propice au développement des micro-organismes.


  • La ouate de cellulose est plus chère que d'autres isolants ?

Non,

A performances égales, aucun autre isolant écologique n'est meilleur marché actuellement. Evidement la ouate de cellulose est plus cher que la plus part des isolants à base de fibres de verre ou de roche...mais si on tient compte du déphasage et du confort d'été que procure la ouate de cellulose, il est relativement aisé de démontrer que la ouate de cellulose bien qu'un peu plus cher est d'un bien meilleur rapport qualité prix, sans parler de la nocivité avérée des laines minérales ! Certaines laines de bois possèdent une densité encore plus intéressante que celle de la ouate mais elles restent malgré tout plus coûteuses.


  • Les laines minérales présentent un risque nul pour la santé ?    !

Les isolants à base de fibres minérales (laine de verre ou laine de roche) sont-ils dangereux pour la santé ?

Un minimum de précautions laisse à de penser que OUI !

Ces laines contiennent des fibres respirables très irritantes pour le bricoleur qui est amené à les manipuler. Depuis 1987, les laines minérales étaient classées 2B

"Pouvant être cancérogènes pour l'homme" par le Centre International de Recherche sur le Cancer.

En 2001, elles ont été Rê classifiées dans le groupe 3 "ne pouvant être classées quant à leur cancérogénicité".

 

Fibre de verre et cancer ? Quel rapport ?

En réponse aux fabricants américains, qui jugeaient injuste le classement de la fibre de verre au nombre des substances probablement cancérogènes pour les humains, une équipe de chercheurs de l'OSHA a conclu, après avoir examiné les résultats des études épidémiologiques et des expériences in vivo, que «les fibres de verre sont cancérogènes». Cet examen a paru dans une récente livraison de l’American Journal of Industrial Medicine.

 

Plus cancérogène que l'amiante ?

Le rapport précise que, sur la foi de comparaisons du potentiel cancérogène des fibres de verre et des fibres d'amiante (toutes catégories), les auteurs concluent que «fibre pour fibre, la fibre de verre pourrait être aussi cancérogène que la fibre d'amiante, sinon davantage».

Conséquences en milieu de travail

Sur la base du modèle élaboré par l'OSHA pour évaluer les risques de l'amiante, les auteurs ont estimé que «le maintien du niveau d'exposition moyen à 0,04 f/cm3 entraînerait, pour une durée de vie de travail, moins d'un cas de mortalité excessive sur 1 000 cas attribuables au cancer du poumon», ce qui concorde avec leurs conclusions quant à la similarité du potentiel cancérogène des fibres de verre et des fibres d'amiante.

Les auteurs signalent que des études relatives à 11 usines fabriquant de la laine de verre ont démontré que l'exposition des travailleurs est en général bien contrôlée. Ils ajoutent toutefois : «À notre avis, il conviendrait de révéler franchement aux travailleurs le risque potentiel de cancer du poumon et de les prévenir contre les dangers pouvant résulter de l'exposition à ces fibres. Les normes de l'OSHA exigent présentement que les produits de laine de verre portent une mise en garde contre le cancer».

 

Risque négligeable pour le public ?

Les auteurs précisent clairement qu'ils s'inquiètent au sujet du milieu de travail mais non pas pour le grand public. «...Il conviendrait de mettre en perspective le risque posé aux consommateurs par les isolants en fibre de verre dans les maisons ou les édifices, ceci afin de prévenir des craintes ou des appréhensions inutiles à l'égard d'un risque que l'on présume négligeable». [Source: PF Infante, LD Schuman, J Dement, J Huff. Amer J Ind Med, 26:559-584 (1994)]

En 1991, l'administration de la santé et de la sécurité professionnelle des Etats Unis prit la décision d'étiqueter la fibre de verre comme risque sanitaire potentiel suite à des études sur des travailleurs industriels qui, contrairement aux résultats des expériences animales, avaient montrés des signes grandissant de cancer des poumons.

 

Laine de verre, de roche et de laitier, les vrais dangers :

Nouvelles directives du BIT (bureau international du Travail) pour parer aux dangers invisibles des laines isolantes (archives 2000)

Malgré les progrès de la technologie, l'exposition aux fibres et aux poussières provenant des laines isolantes peut encore être dangereuse pour les travailleurs et le grand public. C'est pourquoi le BIT a adopté au mois de janvier un Recueil de directives pratiques sur la sécurité dans l'utilisation des laines isolantes en fibres vitreuses synthétiques.

GENÈVE - La production de laines isolantes, surtout utilisées pour l'isolation phonique et thermique, est en augmentation tant dans les pays développés que dans les pays en développement. Elle est estimée à plus de 6 millions de tonnes par an et emploie plus de 200000 salariés. Des millions et des millions de personnes sont exposées, sur leur lieu de travail ou de résidence, à ces laines de verre, de roche et de laitier.

Bien que les progrès technologiques aient permis de créer des produits nouveaux et plus sûrs, les fibres et poussières des laines isolantes provoquent une irritation de la peau, des yeux et des voies respiratoires chez les personnes, travailleurs et autres, qui y sont exposées. En outre, il se pourrait que certaines de ces laines portent durablement atteinte à la santé et soient notamment cancérogènes.

C'est pourquoi, en Europe et aux États-Unis, on continue d'étudier les causes de mortalité chez les ouvriers des usines de laines minérales et en fibres de verre. Selon les résultats d'une étude européenne, la mortalité due au cancer du poumon a augmenté globalement par rapport aux taux de mortalité nationaux mais non par rapport aux taux de mortalité locaux. L'incidence de ce cancer a augmenté chez les travailleurs exposés aux laines minérales et aux fibres de verre, en fonction de la date de l'entrée dans cette branche d'activité mais non en fonction de la durée de l'emploi. Les taux de mortalité locaux ont en effet augmenté pour cause de cancer du poumon pendant la production de la première génération de laines minérales.

Henri Pezerat, éminent toxicologue, directeur de recherche honoraire au CNRS écrit dans un rapport :
« Par contre, en production de laine de roche, sans être très important, le risque paraît quasi certain et nullement négligeable.  »

« Qu’en matière de fibrose pulmonaire, la laine de roche apparaît comme pouvant engendrer un risque »

« On obtient une puissance statistique permettant de conclure à des propriétés cancérogènes pour laine de verre et laine de roche sans qu'il soit possible de faire une différence entre elles. »

« Ce type d'interprétation reste contesté par quelques équipes en particulier celles liées à l'industrie.... »

« En première conclusion, et sur la seule base des données de l'épidémiologie et surtout des expérimentations animales, on est en droit de considérer au niveau des effets sur l'homme : que la laine de roche est très probablement un agent fibrosant et un cancérogène du poumon ; que très probablement la laine de verre a présenté et peut encore présenter les mêmes propriétés fibrosantes et cancérogènes, mais notablement atténuées par rapport à celles de la laine de roche ; »

« Qui plus est, il est indéniable que les résultats présentés ci-dessus en épidémiologie et en expérimentation animale en inhalation, tendent à sous-estimer les risques pour des populations humaines assez fortement exposées par exemple lors de l'utilisation des laines en isolation. »

« Au delà des recommandations il me semble nécessaire que soient prises des mesures réglementaires, en particulier :

Une restriction importante à l'utilisation de ces matériaux en vrac, sauf circonstances exceptionnelles impliquant alors de sévères mesures de protection collectives et individuelles.

Une incitation forte d'arriver à une modification du conditionnement des laines dans les "rouleaux" afin d'obtenir un confinement beaucoup plus complet des fibres dans une membrane. Une telle mesure aurait également l'intérêt de prévenir - au moins partiellement - les affections dermatologiques très préoccupantes dans tous les secteurs de l'isolation. »

Conseils

L'aspect financier et les nouveautés
Les travaux d’isolation s’inscrivent le plus souvent dans des opérations plus larges de réhabilitation, aussi est-il difficile d’indiquer des coûts avec précision.

Au delà du coût de cet investissement initial, il faut aussi intégrer à l’économie globale du projet l’amélioration de la qualité de vie et la valorisation du patrimoine immobilier. Et surtout, les gains en termes de consommation d’énergie. D’ailleurs, ce dernier aspect a motivé la mise en place d’aides financières spécifiques pour les travaux d’isolation et la fourniture des matériaux isolants. Elles sont attribuées aussi bien aux propriétaires qu’aux locataires.

Vous avez ainsi droit à un taux réduit de TVA à 5,5 % pour la fourniture des matériaux d’isolation thermique et la main d’œuvre lors de l’installation dans les bâtiments existant depuis plus de deux ans.

Vous pouvez aussi bénéficier d’un crédit d’impôt pour l’achat des matériaux. Ce crédit est octroyé en fonction de la loi en vigueur.

Vous pouvez enfin obtenir une subvention pour la réalisation de travaux, attribuée par l’ANAH (Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat), voire un complément d’aides financières auprès des collectivités locales ou des prêts de certains organismes bancaires.

Ces aides sont bien sûr attribuées sous condition de respect de critères précis tels que l’âge du logement, la date des dépenses, la nature des travaux, leur réalisation par un professionnel, le respect de qualités minimales d’isolation, etc.

Pour plus de détail sur le montant de ces aides, leurs conditions d’attribution et les procédures pour les obtenir, consultez le guide pratique de l’ADEME « Les aides financières Habitat 2007 » n° 6150.

Source www.ademe.fr

Qu'est-ce que le crédit d'impôt développement durable ?

C'est une disposition fiscale permettant aux ménages de déduire de leur impôt sur le revenu une partie des dépenses réalisées pour certains travaux d’amélioration énergétique portant sur une résidence principale.

Source www.ademe.fr

Le Diagnostic de Performance Energétique

Depuis novembre 2006, les bâtiments (maisons individuelles, appartements, commerces…) mis en vente doivent disposer d’un « diagnostic de performance énergétique ». Les bâtiments mis en location seront concernés ultérieurement. Le DPE permet de connaître la consommation estimée pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire, la climatisation et la ventilation ainsi que les émissions de gaz à effet de serre liées à cette consommation.
Toutes ces données seront indiquées sur l’étiquette énergie logement (similaire à celle de l’électroménager), répartie en sept classes de A à G. Le DPE comprend également des recommandations et conseils visant à améliorer la performance énergétique.

Pourquoi un diagnostic de performance énergétique ?
Pour informer le futur acquéreur de la consommation estimée du bâtiment (logement, commerce…), afin qu’il puisse comparer avec d’autres bâtiments de la même catégorie, et surtout pour inciter à effectuer des travaux d’économies d’énergie et contribuer ainsi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Source www.ademe.fr

Les contacts

ANAH (Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat) : pour obtenir des subventions afin de réaliser des travaux d’isolation thermique.
ANAH - 8, avenue de l’Opéra - 75001 Paris
tél. : 0826 80 39 39 (0,15 E la minute) - site internet : www.anah.fr

ANIL (Agence nationale pour l’information sur le logement) : pour l’information sur le logement et la réglementation.
ANIL - 2, boulevard Saint-Martin - 75010 Paris
tél. : 01 42 02 65 95 - site internet : www.anil.org